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AU PROGRAMME

 

Mercredi 23 octobre 2019, 10h00-19h00

L'opéra parisien (1669-2019). Du théâtre à la synthèse des arts

13e symposium de la mairie du 11 sous la direction de Louise BACAUD et de Christophe HENRY, sur proposition de Martine Debieuvre

 

Suite au gala des 350 ans de l'Opéra qui s'est tenu au Palais Garnier le 8 mai dernier, la Mairie du 11 désire rendre hommage aux trois siècles et demi de création symphonique que la ville de Paris a mis en œuvre depuis que Pierre Perrin s'est vu attribuer, par lettre patente du 28 juin 1669, le Privilège royal pour l'établissement des Académie d'Opéra ou Représentations en Musique en Vers françois, et dans les autres villes du Royaume. Ce monopole sur l'organisation des représentations lyriques, qu'il ait été respecté ou non (il suscitera les querelles en chapelet autour de la musique italienne qui dureront cent cinquante ans), révèle l'attention que l’État moderne pouvait accorder, non seulement au spectacle conçu comme représentation esthétique de la souveraineté, mais aussi à l'intégration symphonique des arts du théâtre, de la musique et des lettres dans un lieu spécifiquement dédié à leur dialogue.

Deux siècles furent nécessaires à la réalisation complète de ce projet. L'opéra commença par occuper la salle du Jeu de Paume et de la Bouteille (1669 - 1672). Répétant à Versailles, il s’installa ensuite pendant près de quatre-vingt-dix ans au théâtre du Palais Royal et retourna aux Tuileries en 1763, avant de rejoindre la Porte Saint-Martin pendant les décennies révolutionnaires. L'itinérance n'est pas finie et ce symposium se propose notamment de l'explorer, puisqu'elle est elle aussi à l'origine de cette fascination qu'éprouve tout étranger débarquant à Paris, du début du XVIIIe siècle à nos jours, qui est bien souvent portée par l'opéra. Avant d'être associé à la vie de Bohème par ses compositeurs, il est le lieu qui donne le goût du jour et renseigne l'air du temps, instruit des manières et des modes et reflète avec fidélité les mœurs de la cour ou de la société mondaine.

Avec les XVIIIe et XIXe siècles, l'opéra parisien est devenu un monde dont il ne peut être question de se passer si l'on désire réussir ou arriver, maintenir sa place ou soutenir sa position. Ses fonctions sociales, politiques et économiques sont telles sous le Second Empire que l'empereur ne craint pas de lui édifier un temple dédié à la gloire de la musique et de son règne, qui fonctionne comme une antichambre esthétique du palais des Tuileries tout proche. L'opéra Garnier sera le chef-d’œuvre d'art total fusionnant les plus grands artisanats dans une vision de pierre, de peinture et d'ors destinée à écrasant par sa monumentalité de merveille du monde l'ancien palais du Louvre où logeaient les rois. C'était parachever le projet que Louis XIV et Colbert avaient conçus en 1669, quand ils avaient désiré que la musique, conformément à la vision apollinienne d'Empédocle, réordonne la ville, le royaume et le monde par son pouvoir de grâce.

Les Symposiums d'Histoire de l'art de la Mairie du 11 sont destinés à un large public d'amateurs, d'étudiants et de curieux. Les conférences proposées, d'une durée de 20 à 30 minutes, sont conçues par les intervenants (professeurs, conservateurs, chercheurs) pour être aisément accessibles et suivies de questions et d'échanges. Aucune formation, réservation ou inscription ne sont nécessaires.

 

[Crédit photo Jules Chéret, Orphée aux Enfers d'Offenbach © Cliché Bibliothèque Nationale de France]
 

Programme à télécharger

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Salle des fêtes de la mairie du 11e

Place Léon Blum 75011 Paris – Métro Voltaire

  Entrée libre, sans réservation, en fonction des places disponibles

 

Dimanche 27 octobre 2019, 11h00-13h00

Hôtel de la Païva

Visite sous la conduite de Martine Debieuvre

Nous vous proposons de visiter l'un des plus exceptionnels hôtels particuliers du Second Empire, l'hôtel dit « de la Païva », sis au 25 avenue des Champs-Élysées. Son maître d'ouvrage, Esther Lachmann, marquise de Païva (1819-1884), est une célèbre courtisane du XIXe siècle. Après avoir épousé le 5 juin 1851 Albino Francisco, marquis de Paiva Araújo, elle fit édifier cette demeure fastueuse entre 1856 et 1865, avec l'appui financier de son amant le comte Guido Henckel von Donnersmarck (un cousin fortuné du chancelier allemand Otto von Bismarck), qui sera son troisième mari.

Propriété du Traveller’s Club depuis 1907, l'hôtel construit par l’architecte Pierre Manguin (1815-1869) a conservé son décor initial inspiré par la Renaissance italienne. Pour la décoration, ce dernier s’entoura d’artistes jeunes ou déjà connus : Jean-Léon Gérôme, Albert-Ernest Carrier-Belleuse, Paul Baudry, Eugène Delaplanche, Jules Dalou, Louis-Ernest Barrias, dont on peut encore juger des œuvres, à la différence du mobilier et des tableaux partis en Silésie quand la marquise quitta la France en 1877.

En 1865, après neuf ans de travaux et au prix de 10 millions de francs or, Manguin livre ce qui reste l'un des plus notables exemples de l’architecture privée sous Napoléon III.

!!! Inscription : En raison de l'attraction que représente cette visite, la pré-inscription est obligatoire par mail auprès de l’association ParisZ’Est pariszest@gmail.com  intitulé « La Païva ».
Votre inscription ne sera validée qu'après réception du paiement de votre participation en suivant la procédure du courriel qui vous sera envoyé  en retour (adhérents : 10€ ; non adhérents : 15€). !!! 

Rendez-vous : 10h30, devant le 25 avenue des Champs-Elysées, 75008 Paris.

 

Mercredi 26 février 2020, 9h00-19h00

Belle époque ! Arts, littérature et sexualité au temps de Marcel Proust et d'André Gide

14e symposium de la mairie du 11 sous la direction de Christophe HENRY, sur proposition de Martine Debieuvre

Le centenaire du Prix Goncourt décerné en 1919 à Marcel Proust nous rappelle qu’avec le XXe siècle l'édition littéraire et l'actualité artistique ont pris l'habitude d'accorder à la description de l'intime et à l'autofiction une place centrale et déterminante dans leurs entreprises. Comment la « Belle époque » d’avant-guerre marquée par le triomphe de la bourgeoisie industrielle se prolonge-t-elle, jusqu’à la crise économique des années 1930, en un grand dévoilement des désirs qui révèle sans fard l’empire des sexualités, dont les arts et la littérature sont les initiateurs institués ?
Les Symposiums d'Histoire de l'art de la Mairie du 11 sont destinés à un large public d'amateurs, d'étudiants et de curieux. Les conférences proposées, d'une durée de 20 à 30 minutes, sont conçues par les intervenants (professeurs, conservateurs, chercheurs) pour être aisément accessibles et suivies de questions et d'échanges. Aucune formation, réservation ou inscription ne sont nécessaires.

Salle des fêtes de la mairie du 11e

Place Léon Blum 75011 Paris – Métro Voltaire

  Entrée libre, sans réservation, en fonction des places disponibles

 

Mercredi 24 juin 2020, 9h00-19h00

Paris 1969-1974. Cinquantenaire d'une révolution artistique et culturelle

15e symposium de la mairie du 11 sous la direction de Christophe HENRY et de et Laëtitia PIERRE, sur proposition de Martine Debieuvre

En 1969, pour certains, les événements de Mai 68 sonnent le glas d’un passé révolu. Pour d’autres c’est le signe de temps nouveaux, lors desquels les grandes utopies matérialistes – mondialisme, urbanisme de la table rase, art social total – vont enfin voir le jour et s’incarner dans le réel. Le 15e symposium d’Histoire des Arts reviendra sur les années 1969-1974, du départ du général de Gaulle à l’arrivée de Valéry Giscard d’Estaing au pouvoir, qui furent tenues de satisfaire à la double attente de révolution culturelle et de conservation des institutions – d’où germa une politique artistique plutôt inédite.
Les Symposiums d'Histoire de l'art de la Mairie du 11 sont destinés à un large public d'amateurs, d'étudiants et de curieux. Les conférences proposées, d'une durée de 20 à 30 minutes, sont conçues par les intervenants (professeurs, conservateurs, chercheurs) pour être aisément accessibles et suivies de questions et d'échanges. Aucune formation, réservation ou inscription ne sont nécessaires.

Salle des fêtes de la mairie du 11e

Place Léon Blum 75011 Paris – Métro Voltaire

  Entrée libre, sans réservation, en fonction des places disponibles

 

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À VENIR

Les Champs-Élysées

Balade-conférence dans le cadre du cycle Paris musée à ciel ouvert : au fil de la Seine, sous la conduite de Laetitia Pierre et Christophe Henry

 

 

Les grandes phases d'une Babel commerciale

 

 

 

Inscription : L’inscription est obligatoire et se fait par mail auprès de l’association ParisZ’Est pariszest@gmail.com intitulé « Les Champs-Élysées »
Participation aux frais : adhérents : 5€ ; non-adhérents : 10€
Rendez-vous : 9h30, sous la statue du Général de Gaulle de Jean Cardot.
Métro : Elysées-Clémenceau (l. 1 et 13).

 

Versailles : la cathédrale et la rue Royale

Visite sous la conduite de Laetitia Pierre et Christophe Henry


 

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ÉVÉNEMENTS PASSÉS

 

Mercredi 26 juin 2019, 9h00-18h00

De l'opérette au Pop-Rock. Paris ville de la chanson populaire

12e symposium de la mairie du 11 sous la direction de Valentin COMBE et de Christophe HENRY, sur proposition de Martine Debieuvre

Depuis 1900, plus de cinq cents chansons ont mis en scène Paris comme sujet ou comme motif, comme personne ou lieu d'inspiration, de rêve, de complainte ou d'amour. Et cela n'est rien à côté du nombre de titres simplement créés, joués ou enregistrés à Paris, qui connurent le succès sur la scène parisienne ou qui inspirèrent un spectacle ou un film. Quelques mois après l'ouverture du Musée de la Société des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de Musique (S.A.C.E.M.) fondée en 1851, il était légitime de consacrer un symposium de la Mairie du 11e à la chanson parisienne, en envisageant l'aventure qui conduit ses créateurs et interprètes de l'opérette et du chant de rue au titre pop rock présent dans tous les esprits. Avec Offenbach, Vian, Bruant, Barbara, Gainsbourg, Fréhel, Ferré, Piaf, Gréco, Trenet, Simon, Brassens, Daho, Fontaine, MC Solaar, Dassin, Daniel Darc, etc., Paris transforme sans cesse l'intelligence populaire en standards de notre culture vivante, écrivant les pages d'un classicisme inattendu.

Les Symposiums d'Histoire de l'art de la Mairie du 11 sont destinés à un large public d'amateurs, d'étudiants et de curieux. Les conférences proposées, d'une durée de 20 à 30 minutes, sont conçues par les intervenants (professeurs, conservateurs, chercheurs) pour être aisément accessibles et suivies de questions et d'échanges. Aucune formation, réservation ou inscription ne sont nécessaires.

[Crédit photo Victor-Gabriel Gilbert, Le marchand de chansons, 1908 © Petit Palais, musée des Beaux-arts de la Ville de Paris]
 

Programme à télécharger

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Salle des fêtes de la mairie du 11e

Place Léon Blum 75012 Paris – Métro Voltaire

  Entrée libre, sans réservation, en fonction des places disponibles

 

Dimanche 9 juin 2019, 09h30-11h30

De l'Institut du Monde Arabe à la Bibliothèque Nationale de France

Balade dans le cadre du cycle Paris musée à ciel ouvert : au fil de la Seine, sous la conduite de Laetitia Pierre et Christophe Henry

Les quais Saint-Bernard et d'Austerlitz

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Conclusion du cycle "La Seine au fil de l'eau" par l'image...

crédit photo : Bercy, Paris, 13 septembre 2010 Mortimer62 — Flickr  @ CC BY-SA 2.0

 

Dimanche 26 mai 2019, 09h30-11h30

De la Monnaie à Sully-Morland, de la grève à la ville

Balade dans le cadre du cycle Paris musée à ciel ouvert : au fil de la Seine, sous la conduite de Laetitia Pierre et Christophe Henry

L'aménagement des îles de Paris

 

Dimanche 5 mai 2019, 09h30-11h30

Balade dans le cadre du cycle Paris musée à ciel ouvert : au fil de la Seine, sous la conduite de Laetitia Pierre et Christophe Henry

Du quai d'Orsay au Pont-Neuf

 

 

 

 

 

 

Tactiques du monument :
le musée politique des quais de Seine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 13 avril 2019, 14h00-16h00

De la cathédrale orthodoxe de la Sainte Trinité au pont Alexandre III

Balade dans le cadre du cycle Paris musée à ciel ouvert : au fil de la Seine, sous la conduite de Laetitia Pierre et Christophe Henry

 

 

 

Paris, la Russie et les expositions universelles

 

 

Nous chercherons à comprendre ce qui a fait que le pont de l'Alma est devenu un enjeu urbain. S'inscrit-il dans une lignée inaugurée un kilomètre en amont par les grand et petit palais des Beaux-Arts construits pour l'exposition universelle de 1900, tout comme le pont Alexandre III, en hommage à l'amitié franco-russe ?

 

 

 

Lundi 1er avril 2019, 19h00

Conférence de Hervé Deguine

La rue des Immeubles-Industriels

Une rue de Paris en guerre 1939-1945

Cette conférence reviendra sur la rue des Immeubles-Industriels qui avait fait l'objet d'une première conférence en 2015. Durant l’entre-deux-guerres, la rue des Immeubles-Industriels, « cité idéale des artisans du meuble », construite en 1873 dans le Faubourg-Saint-Antoine à Paris, accueille de nombreux immigrés italiens, puis des Juifs venus de Pologne et d’Europe Centrale. Lorsque la guerre éclate, en 1939, ces étrangers se portent volontaires pour défendre la France et combattent glorieusement. Après la défaite de 1940 et l’occupation, l’engagement se poursuit dans les rangs de la Résistance, tandis que les persécutions antisémites déciment les familles.

À partir d’archives inédites et de témoignages oraux, Hervé Deguine retrace au quotidien le destin tragique et héroïque des habitants des 19 immeubles de cette rue inscrite dans son ensemble à l’inventaire des monuments historiques. Cette micro-histoire permet de mieux comprendre ce que fut la vie à Paris pendant la guerre.

 

À l'issue de sa conférence, Hervé Deguine dédicacera son second opus consacré à la rue des Immeubles-Industriels durant la guerre.

Historien de formation, diplômé de Sciences Po et de l’Insead, Hervé Deguine est cadre dans une multinationale française. Il habite rue des Immeubles-Industriels depuis 15 ans.

 

 

Dimanche 24 mars 2019, 09h30-11h30

Du pont Mirabeau au pont de l'Alma

Balade dans le cadre du cycle Paris musée à ciel ouvert : au fil de la Seine, sous la conduite de Laetitia Pierre et Christophe Henry

La maison de la Radio,
le Trocadéro et le palais de Tokyo

 

Nous explorerons les aménagements des bords de Seine, du point de vue de la rive droite et de revenir sur la cohérence et les logiques de l'espace urbain qui se présente à ceux qui remontent les quais de Paris ou les voies sur berge depuis le pont Mirabeau : quels principes ont gouverné le paysage urbain des berges de la Seine ? La confrontation du Front de Seine à Passy renseigne-t-elle une guerre sociale ? Pourquoi le pont de l'Alma est-il devenu un enjeu urbain ? S'inscrit-il dans une lignée inaugurée un kilomètre en amont par les grand et petit palais des Beaux-Arts construits pour l'exposition universelle ?

 Post-Scriptum à la balade du dimanche 24 mars 2019

Exposition universelle de 1878. représentant le Palais du Trocadéro

et les pavillons construits le long de la Seine, gravure de P. Avril
@
Archives_Nationales/Domaine public.

On retrouve la forme primitive du Palais telle que représentée sur le plan Hachette qui accompagne nos balades.

 

Cycle Paris musée à ciel ouvert : au fil de la Seine

Balades sous la conduite de Laetitia Pierre et Christophe Henry

Ces six balades vous proposent de redécouvrir Paris d'Ouest en Est, en remontant le fil de la Seine, puis en descendant les Champs-Élysées lors de la balade de clôture. Dans le cadre de notre cycle trisannuel, Paris musée à ciel ouvert, nous explorerons les aménagements des bords de Seine, du point de vue de la rive droite pour les deux premières dates, puis du point de vue de la rive gauche. Au-delà d'un catalogue de monuments, nous proposerons de revenir sur la cohérence et les logiques de l'espace urbain qui se présente à ceux qui remontent les quais de Paris ou les voies sur berge depuis le pont Mirabeau : quels principes ont gouverné le paysage urbain des berges de la Seine ? La confrontation du Front de Seine à Passy renseigne-t-elle une guerre sociale ? Pourquoi le pont de l'Alma est-il devenu un enjeu urbain ? S'inscrit-il dans une lignée inaugurée un kilomètre en amont par les grand et petit palais des Beaux-Arts construits pour l'exposition universelle de 1900, tout comme le pont Alexandre III, en hommage à l'amitié franco-russe ? En remontant la Seine, on est surpris par la fonction scénographique de ses berges et de ses quais, incontestablement conçue au XVIIe siècle, entre le Louvre et le Collège des Quatre Nations, entre les Tuileries et les îles de Paris. C'est cette scène très théâtrale de l'architecture de Seine qu'invite à découvrir cette nouvelle édition de Paris musée à ciel ouvert.

Les 6 balades [dimanche 24 mars à 9h30, samedi 13 avril à 14h., dimanches 5 mai, 26 mai, 9 juin et 30 juin à 9h30]  sont intégrées chronologiquement dans le programme.

 

Mercredi 20 février 2019, 9h00-18h0

La mode parisienne. Trois siècles d'art majeur 1715-2019

11e symposium de la mairie du 11, sous la direction de Lætitia PIERRE, Alessandra FANARI et Christophe HENRY, sur proposition de Martine Debieuvre

 

Fleuron de la cour puis de la société du spectacle, la Mode a de tous temps désigné Paris comme sa capitale, s’appropriant sa vitalité économique et son aura esthétique. Synonyme de grâce, de raffinement et de constant renouvellement des styles, la mode a aussi contribué aux mutations de la ville-lumière. Les grandes artères commerciales exposent depuis la fin du XVIIIe siècle ses œuvres, jadis associés à l’artisanat puis aux Beaux-Arts sous l’influence d’Yves Saint-Laurent et de Pierre Cardin. Avec Jean-Paul Gaultier s’initie dans les années 1980 la synthèse post-moderne de la publicité, du luxe et de la personnalité, remarquablement exposée aux Galeries nationales du Grand Palais en 2015. En réfléchissant tout autant sur le statut de la mode que sur ses matériaux, créateurs et designers parisiens entretiennent la réputation d’un creuset précisément dédié à l’innovation esthétique parmi toutes les autres Fashion Capitals. Depuis l’action séculaire de la Fédération de la Haute couture et de la Mode jusqu’à l’avènement de ses Fashion week, Paris n’a jamais cessé d’attirer les jeunes créateurs en quête d’influence et de reconnaissance. Mais plus que partout ailleurs, notre capitale confère à la Mode le statut d'un art majeur. Ce symposium est l’occasion de faire un retour sur la responsabilité de Paris dans l'invention d’un phénomène sans pareil.

Les Symposiums d'Histoire de l'art de la Mairie du 11 sont destinés à un large public d'amateurs, d'étudiants et de curieux. Les conférences proposées, d'une durée de 20 à 30 minutes, sont conçues par les intervenants (professeurs, conservateurs, chercheurs) pour être aisément accessibles et suivies de questions et d'échanges. Aucune formation, réservation ou inscription ne sont nécessaires.

[Crédit photo ©2003 Aldo Fallai]
 

Programme à télécharger

Symposium-11_La-mode-parisienne_20-02-19
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Salle des fêtes de la mairie du 11e

Place Léon Blum 75012 Paris – Métro Voltaire

  Entrée libre, sans réservation, en fonction des places disponibles

 

Samedi 8 décembre 2018, 14h00

Visite exceptionnelle du Vieux Créteil

L'église Saint-Christophe et le colombier

Visite de l'église Saint-Christophe de Créteil, construite entre le XIet le XIIIe siècle et inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques, avec crypte mérovingienne, orgue Merklyn, et possibilité de monter dans le clocher-donjon.


Puis visite du Colombier de Créteil, construit vers 1375, qui est l'un des plus anciens colombiers d'Ile-de-France. 

Sa tour cylindrique s'élève à 15 mètres de haut, et se compose d'une salle basse et d'une salle haute, qui pouvait abriter 1500 couples de pigeons.

Le colombier n'étant ouvert au public qu'un dimanche par mois, l'association "les amis de Créteil" nous en propose exceptionnellement la visite.

 

Dimanche 18 novembre 2018, 9h00-11h00

Hôtel de la Païva

Visite sous la conduite de Martine Debieuvre

Nous vous proposons de visiter l'un des plus exceptionnels hôtels particuliers du Second Empire, l'hôtel dit « de la Païva », sis au 25 avenue des Champs-Élysées. Son maître d'ouvrage, Esther Lachmann, marquise de Païva (1819-1884), est une célèbre courtisane du XIXe siècle. Après avoir épousé le 5 juin 1851 Albino Francisco, marquis de Paiva Araújo, elle fit édifier cette demeure fastueuse entre 1856 et 1865, avec l'appui financier de son amant le comte Guido Henckel von Donnersmarck (un cousin fortuné du chancelier allemand Otto von Bismarck), qui sera son troisième mari.

Propriété du Traveller’s Club depuis 1907, l'hôtel construit par l’architecte Pierre Manguin (1815-1869) a conservé son décor initial inspiré par la Renaissance italienne. Pour la décoration, ce dernier s’entoura d’artistes jeunes ou déjà connus : Jean-Léon Gérôme, Albert-Ernest Carrier-Belleuse, Paul Baudry, Eugène Delaplanche, Jules Dalou, Louis-Ernest Barrias, dont on peut encore juger des œuvres, à la différence du mobilier et des tableaux partis en Silésie quand la marquise quitta la France en 1877.

En 1865, après neuf ans de travaux et au prix de 10 millions de francs or, Manguin livre ce qui reste l'un des plus notables exemples de l’architecture privée sous Napoléon III.
Cette visite, qui sera conduite par Martine Debieuvre, est proposée en complément de la conférence donnée à la mairie du 11 par Éric Mension-Rigau le 14 novembre prochain
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Mercredi 24 octobre 2018, 9h00-18h00

Manger à Paris de l’Antiquité à nos jours : de l’approvisionnement à l’esthétique culinaire

10e symposium de la mairie du 11, sous la direction de Joëlle Alazard et Christophe Henry, sur proposition de Martine Debieuvre

Les années 2010 ont remis en exergue les enjeux sociaux et politiques de l'art culinaire et plus généralement de la nutrition réfléchie : manger ne relève pas seulement de la nécessité physiologique, il s'agit aussi d'un choix culturel et idéologique qui affiche des croyances et des convictions, des éthiques et des identités.

Ce 10e symposium de la mairie du 11 explorera l'histoire parisienne d'un art qui nous est familier, mais dont on ignore la très progressive constitution au fil des siècles, de la découverte des nouveaux ingrédients aux expérimentations alchimiques dont la cuisine fut le laboratoire, de l'agriculture des saveurs à la constitution d'un savoir reproductible certes, mais toujours innovant et goûteux. À chaque moment de son histoire, l'art culinaire révèle l'accord complexe, gustatif et esthétique, qui unit le mangeur, le cuisinier, le mets et la société.

Les Symposiums d'Histoire de l'art de la Mairie du 11 sont destinés à un large public d'amateurs, d'étudiants et de curieux. Les conférences proposées, d'une durée de 20 à 30 minutes, sont conçues par les intervenants (professeurs, conservateurs, chercheurs) pour être aisément accessibles et suivies de questions et d'échanges. Aucune formation, réservation ou inscription ne sont nécessaires.
                         [Crédit photo. Anonyme, Heures de Marguerite d’Orléans, XVe siècle, Paris, BnF (domaine public)

 

Samedi 6 octobre 2018, 14h00-17h00

Les Serres d'Auteuil

Circuit architectural sous la conduite d'Évelyne Denison

 

En 1895 la ville de Paris confie à son architecte, Jean Camille Formigé le chantier des Serres d’Auteuil, en attribuant au terrain une destination spécifique : la production horticole. Les travaux sont achevés en trois ans. Formigé a repris le principe des palaces de verre anglais popularisé en France sous le Second Empire (Serres du parc de la Tête d'or de Lyon, années 1860).

Construites en verre et en métal peint en bleu turquoise, les serres d'Auteuil, dont les dimensions sont remarquables, abritent un jardin équatorial, un palmarium, une orangerie et différentes collections thématiques, ainsi qu'une reconstitution de paysages de Nouvelle Calédonie et du Sahel.

Dans les alentours immédiats se dresse la délicieuse fontaine de Dalou qui invite joyeusement au culte du plaisir, ainsi qu'une seconde orangerie en meulière et briques pour les plantes en caisses que l'on déploie dans le jardin à partir du mois d'avril. Dans un rayon un peu plus large, sur les terrains alentour ont été aménagés un jardin japonais et un jardin méditerranéen.